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Savoir composer ses documents pour
une meilleure accessibilité

Quels critères de choix de polices ?
Conseils pour la conception

1. Préambule

Ces conseils s’inscrivent dans une démarche de conception universelle des supports d’apprentissages, pour en garantir une meilleure accessibilité au plus grand nombre, dans une approche inclusive.

Il ne s’agit pas de multiplier les supports sous différentes formes pour chaque type d’élève ou de personne présentant des difficultés particulières, mais bien de chercher à concevoir des documents de type bureautique en faisant en sorte qu’ils soient d’emblée les plus accessibles possible, au plus grand nombre.

Important
Tout ce qui est abordé et décrit plus bas concerne absolument tout le monde ou presque, enseignants ou non-enseignants. En effet, nous sommes tous quotidiennement amenés à créer des documents, des supports de présentation, des cours, des articles, etc. Ces documents sont par essence pour la plupart destinés à être communiqués, partagés, diffusés. Et si on souhaite les diffuser, c'est bien pour qu'ils soient lus, pour que le public à qui ils sont destinés ait envie de les lire et puisse en prendre connaissance.
À partir de ce moment-là, il est INDISPENSABLE de s'assurer que ces documents seront facilement lisibles et accessibles au plus grand nombre, quel que soit le public et quelles que soient ses éventuelles difficultés (troubles de la vision, de la perception des couleurs, dyslexie, faible lecteur, lecteur âgé, etc.).

Il est donc essentiel que chacun se sente concerné et soit informé des bonnes pratiques qui lui permettront de créer des documents agréables à lire et accessibles au plus grand nombre.

2. Vous avez dit « lisibilité » ?

Définitions (en français)

➜ Pour le CNTRL :

  1. Fait qu’une écriture, un texte imprimé soit facilement perçu lors de la lecture. (synon. netteté)
  2. Facilité de compréhension d’un texte.

➜ Pour le dictionnaire Larousse :

Caractère de ce qui est lisible :

  1. Qui peut être déchiffré sans peine
  2. Qui peut être lu sans fatigue, sans ennui

➜ Pour Wikipedia :

Qualité de ce qui est lisible :

  1. Qui est aisé à lire.
  2. Qui est accessible à la lecture

Presque tous les dictionnaires sont d’accord pour définir deux sens particuliers et bien distincts pour la lisibilité, l’un lié à la facilité de lecture (technique), l’autre à la facilité de compréhension (cognitif). Malheureusement, nous ne disposons (en français) que d’un seul mot pour ces deux sens…

Et en anglais ?

En anglais, il existe deux mots distincts pour désigner ces deux aspects très différents concernant la lisibilité.

Legibility :

Ce terme fait référence à l’aspect technique et physiologique du processus de lecture, c’est à dire à la facilité pour l’œil à bien distinguer les formes des caractères lus, et pour le cerveau à les reconnaître et les déchiffrer.

Tout ceci est directement en rapport avec les caractéristiques intrinsèques, le design de la police utilisée tel qu’il a été conçu par le créateur de la police de caractères. Sur cet aspect de la lisibilité, nous n’avons donc pas de possibilité d’agir, SAUF dans le choix éclairé d’une police.

Readability :

Ce terme fait référence à l’aspect cognitif lié à la capacité à saisir du sens dans ce qui est lu, au fait que le texte soit compréhensible pour le lecteur parce que la mise en forme du document en facilite la compréhension.

Ce deuxième aspect de la lisibilité est donc en rapport avec la mise en forme du texte, c’est à dire qu’il dépend directement des choix de l’auteur du contenu. Contrairement au premier aspect (legibility), nous avons ici toute latitude pour essayer d’améliorer les choses.


Ces deux aspects, choix de la police et choix de mise en forme du texte relèvent tous les deux de la typographie.

➜ Nous distinguerons donc deux grandes parties dans la suite de l’article :



3. Quels critères de choix pour une police accessible ?

RAPPEL : La lisibilité (legibility) concerne la capacité du lecteur à distinguer et différencier aisément les caractères d’un texte. Elle est favorisée grâce au design des caractères d’une police.

Plusieurs facteurs entrent en jeu :

3.1 Les familles de polices

On peut distinguer 4 grandes familles de polices :

On pourra tout de suite proscrire les polices cursives (plutôt « pseudo-cursives ») et toutes les polices décoratives qui ne servent absolument pas la lisibilité d’un texte.

Le choix devra se faire entre les polices Sérif ou Sans Sérif.

Les empattements des caractères dans une police Sérif, s’ils sont de nature à améliorer la lisibilité pour les bons lecteurs, vont surcharger visuellement les formes des caractères et la lisibilité du texte sera moins bonne pour les lecteurs débutants, les faibles lecteurs, ou ceux dont la vision n’est pas parfaite.

Par exemple, les deux blocs de texte suivants qui sont composés avec deux polices différentes (une Sérif et une Sans Sérif), avec la même taille de police, le même interlignage et le même interlettrage :

Pour une meilleure lisibilité, on privilégiera donc des polices Sans Sérif.

👓 Enlevons nos lunettes… 👓 Dans les petites tailles de caractère et pour les personnes ayant une mauvaise vue ou des troubles particuliers de la vision, une police Sans Sérif restera plus lisible.

3.2 Largeur des caractères

La largeur occupée par un caractère donné, dans une police donnée, s’appelle la chasse de la police. Elle peut varier considérablement d’une police à une autre et il s’agit d’une caractéristique intrinsèque d’une police. Elle est déterminée par le créateur de la police et l’utilisateur final ne peut pas agir sur ce paramètre.

Si la chasse de la police utilisée est faible, les caractères paraissent plus « serrés », un texte aura un aspect moins aéré, plus compact, plus dense. Dans certains cas on peut avoir du mal à différencier les caractères.

Cette difficulté à distinguer correctement les caractères pour certaines personnes sera plus particulièrement importante avec quelques paires de caractères bien précises :

Les risques de confusion peuvent être importants pour certains lecteurs, dans certains cas :

3.3 Hauteur des caractères

La hauteur occupée par les petits caractères, dans une police donnée, s’appelle la hauteur d’x de la police. Elle peut varier considérablement d’une police à une autre et là aussi il s’agit d’une caractéristique intrinsèque d’une police.

Un texte qui est composé avec une police de caractère dont la chasse (largeur des caractères) ou la hauteur d’x (hauteur des caractères) sont plutôt faibles sera plus difficile à lire que s’il est composé avec une police dont les caractères ont une chasse ou une hauteur d’x plus importante ; à taille équivalente, la lisibilité du texte sera moins bonne. Par exemple, les deux blocs de texte suivants qui sont composés avec deux polices différentes (une, à gauche, avec chasse et hauteur d’x faibles, l’autre, à droite, avec largeur et hauteur plus importante), avec la même taille de police, le même interlignage par défaut et le même interlettrage :

À taille équivalente, la lisibilité d’un texte sera meilleure dans une police qui a une chasse et une hauteur d’x plus importante.

👓 Enlevons nos lunettes… 👓 Dans les petites tailles de caractère et pour les personnes ayant une mauvaise vue ou des troubles particuliers de la vision, une police avec une chasse et une hauteur d’x plus importante (bloc de texte de droite) restera plus lisible.

3.4 Graisse des caractères

La graisse des caractères dans une police donnée est l’épaisseur des tracés qui forment le caractère. Elle peut varier considérablement d’une police à une autre, par exemple :

NB : Certaines polices sont proposées en plusieurs fontes, c’est à dire qu’elles sont déclinées en plusieurs graisses et styles : mince, light, normal, medium, gras, très gras, italique, condensé, etc.

Un texte qui est composé avec une police de caractère dont la graisse par défaut (épaisseur des traits des caractères) est plutôt faible sera plus difficile à lire que s’il est composé avec une police dont les caractères ont une graisse plus importante ; à taille équivalente, la lisibilité du texte sera moins bonne.

À taille équivalente, la lisibilité d’un texte sera meilleure dans une police qui a une graisse plus importante.

👓 Enlevons nos lunettes… 👓 Dans les petites tailles de caractère et pour les personnes ayant une mauvaise vue ou des troubles particuliers de la vision, une police avec une graisse plus importante (bloc de texte de droite) restera malgré tout plus lisible.

3.5 Forme des caractères

Dans cette partie, plusieurs paramètres ou caractéristique de certaines polices entrent en ligne de compte et ont une influence sur la façon dont les caractères peuvent être perçus par le lecteur. On va s’attarder sur 4 points précis.

Des caractères aisément différentiables

Dans certaines polices, des caractères peuvent avoir des formes très proches, similaires, voire totalement identiques. Pour s’en rendre compte, il suffit de réaliser le test du « chiffre 1 + lettre i majuscule + lettre L minuscule » et de les afficher en testant les polices que vous souhaiteriez utiliser, pour voir à quoi vont ressembler ces 3 caractères dans une police ou dans une autre :

Le verdict est sans appel dans cet exemple, la police Gill Sans sera à proscrire absolument si on souhaite rendre un texte plus accessible à un plus grand nombre de lecteurs.

On préfèrera des polices dont tous les caractères ont des formes bien différenciées, faciles à distinguer les uns des autres dans toutes les circonstances.

Taille des ouvertures

« L’ouverture » désigne les parties ouvertes de certains caractères, par exemple pour les a, les e, les c, etc. Selon les polices, ces caractères peuvent avoir des ouvertures d’amplitude très variable.

Une grande ouverture est importante pour arriver à mieux distinguer certains caractères dont les formes sont proches, par exemple le e et le c, ou bien le o et le c.

Un texte qui est composé avec une police de caractère dont les caractères ont une ouverture plutôt faible sera plus difficile à lire que s’il est composé avec une police dont les caractères ont une ouverture plus importante. Dans les petites tailles de police, et à taille équivalente, la lisibilité du texte sera moins bonne si l’ouverture est faible, et sera meilleure si l’ouverture des caractères est importante.

On préfèrera des polices avec des caractères dont l’ouverture est importante, cela permet de mieux distinguer certains caractères.

👓 Enlevons nos lunettes… 👓 Dans les petites tailles de caractère et pour les personnes ayant une mauvaise vue ou des troubles particuliers de la vision, une police avec des ouvertures plus importantes restera plus lisible.

Effet miroir (ou non)

Dans certaines polices, des caractères peuvent avoir des formes identiques, en miroir, ce qui peut rendre leur reconnaissance difficile à certaines personnes.

On préférera des polices avec des caractères dont les formes ne présentent pas d’effet miroir.
Cela permet de mieux distinguer certains caractères.

Contraste des formes

Dans certaines polices, les caractères présentent des variations de l’épaisseur du trait qui les compose. Le contraste des formes, c’est la différence entre la partie épaisse et la partie fine du trait dans un caractère. On parle parfois de « pleins » et de « déliés ».

On préférera des polices avec des caractères dont le contraste des formes est faible, voire nul.
Les formes sont ainsi plus régulières et lisibles.

3.6 Critères de choix – Récapitulons

Pour augmenter la lisibilité (legibility) et composer ainsi des documents les plus accessibles, au plus grand nombre, on s’efforcera donc de trouver une police :

➜ Tous ces points pourront sembler aux yeux de certains être des détails totalement insignifiants, sans aucun intérêt, alors que ce sont précisément ces détails-là qui feront toute la différence entre un texte qui restera très peu accessible et un autre texte qui devriendra beaucoup plus lisible et accessible au plus grand nombre.

Il n’y a pas de « police miracle », le choix d’une police la plus accessible possible est avant tout une affaire de compromis.

Exemple de tableau comparatif construit sur la base des critères listés ci-dessus et pour quelques polices Sans Sérif courantes :

S’il faut en citer quelques-unes, en voici 3 qui cochent de nombreuses cases parmi les critères évoqués :

Verdana (Présente par défaut sous Windows – Non libre)




Luciole (https://www.luciole-vision.com/ – Gratuit, Libre – CC-BY)




Ubuntu (https://www.1001freefonts.com/fr/ubuntu.font – Gratuit, Libre – Ubuntu Font License)





4. Bonnes pratiques et conseils de conception

RAPPEL : La lisibilité (readability) concerne la capacité du lecteur à mieux saisir le sens d’un texte. Elle sera favorisée par les choix de mise en forme des contenus par le concepteur.

Plusieurs facteurs entrent en jeu :

4.1 Taille de police

Cela paraît évident, mais la taille de la police choisie doit être adaptée au support mais aussi – et surtout – au public à qui il est destiné.

Une taille de police plus grande rendra le document plus accessible à davantage de personnes : lecteurs débutants, seniors, personnes affectées de divers troubles de la vision, etc. Une publication inclusive devrait être composée avec une taille de police adaptée à tous les lecteurs, donc légèrement plus grande que la taille par défaut. On utilisera des tailles de police de 12 à 16 points, selon les publics, dans nos documents bureautiques.

Une taille trop petite rendra le document moins accessible aux faibles lecteurs, aux seniors, aux personnes affectées de troubles de la vision. On préfèrera une taille comprise entre 12 et 16, selon le public.

4.2 La casse

La casse d’un texte désigne l’alternative entre un affichage en lettres minuscules ou en lettres capitales (majuscules). Modifier la casse consiste à passer d’une graphie à une autre.

L’usage des lettres capitales est à réserver pour les titres de quelques mots seulement. Il est absolument déconseillé de composer des paragraphes entiers de texte en lettres capitales, la lisibilité du texte en serait fortement réduite, en partie à cause de l’absence des parties ascendantes et descendantes dans les tracés des caractères.

On évitera absolument de rédiger des paragraphes entiers en lettres CAPITALES.

4.3 L’interlignage

L’espacement entre les lignes (interlignage) a un fort impact négatif sur la lisibilité d’un texte s’il est trop réduit.

Il est calculé automatiquement par le traitement de texte en fonction de la taille de police choisie. Il est défini par défaut à une valeur de 1, équivalente à 120 % de la taille de la police choisie : pour une police de taille 10 points, l’interlignage par défaut est de 12 points, et ainsi de suite.

Cette valeur de 1 est trop faible pour garantir une lisibilité optimale pour le plus grand nombre de personnes. On préfèrera l’augmenter jusqu’à 1,2 ou 1,3 ou même 1,5 dans la majorité des cas ; on pourra même aller jusqu’à 2 pour certains publics.

Pour des textes plus accessibles, on conseille d’augmenter la valeur de l’interlignage jusqu’à 1,5 (à tester selon les lecteurs).

L’augmentation de l’interlignage est plus importante que l’augmentation de la taille de police pour améliorer la lisibilité d’un texte : il vaut mieux un texte dans une taille de police plus petite mais avec un interlignage augmenté, qu’un texte avec une taille de police plus grande mais où on n’augmenterait pas l’interlignage. L’interlignage par défaut donnera toujours une impression visuelle de texte plus dense (trop dense).

L’augmentation de l’interlignage est plus importante que celle de la taille de police…

4.4 L’interlettrage

Certains publics pourront être gênés si la police utilisée n’a pas une chasse assez importante, donnant au lecteur l’impression d’un texte « serré ».

On pourra, si nécessaire, augmenter légèrement la valeur de l’espacement entre les caractères si la police choisie n’a pas une chasse assez importante, ou si le public à qui est destiné le texte est plutôt faible lecteur et/ou ayant des troubles de la vision.

Pour une meilleure lisibilité, quelle que soit la police choisie, on pourra augmenter légèrement la valeur de l’espacement entre les lettres.

4.5 La longueur des lignes

La longueur des lignes de texte est importante : pour garantir une bonne lisibilité, il ne faut ni des lignes trop courtes (colonnes de texte trop étroites), ni des lignes trop longues :

Il faut être vigilant en ce qui concerne la largeur de vos paragraphes de texte : plus la largeur de la colonne va être importante, plus il sera difficile à certains lecteurs de suivre des yeux la ligne de lecture et d’enchaîner avec le regard pour retrouver le début de la ligne suivante au moment de changer de ligne. Il en résultera une moins bonne lisibilité de votre contenu et une fatigue plus grande pour le lecteur (cf. premier bloc de texte ci-dessous avec 125 à 130 caractères par ligne, ce qui est une valeur trop importante). On peut facilement remédier à cela en veillant à composer ses contenus organisés dans des colonnes moins larges. On estime qu’il est préférable de se limiter à une longueur ne dépassant pas 65 à 80 caractères par ligne.


Pour du texte composé dans des zones de texte, il faut aussi être vigilant en ce qui concerne la largeur des blocs de texte : si la largeur de colonne est trop faible, il y aura trop de sauts de ligne et/ou de coupures de mots. La lecture en devient désagréable et la lisibilité du texte sera réduite.

Pour une meilleure lisibilité, on organisera les contenus sur des lignes dont la longueur ne dépassera pas les 70 à 80 caractères.
Si on utilise des zones de texte, elles ne doivent pas être trop étroites et contenir moins de 6 à 8 mots par ligne.

4.6 L’alignement du texte

Pour une meilleure lisibilité du texte, on préfèrera choisir de ne pas le justifier et on conservera un alignement à gauche. La justification du texte va « forcer » l’alignement à droite et à gauche, et génèrera ainsi des espaces entre les mots très irréguliers, certains pouvant être démesurés. Cela va générer des « lézardes » dans le texte et les espacements irréguliers nuisent à la lisibilité (cf. bloc de texte à gauche ci-dessous).

La justification du texte est donc à proscrire.

Pour une meilleure lisibilité, on veillera à aligner le texte à gauche plutôt que d’utiliser la justification et à éviter les coupures de mots.

4.7 Attention aux couleurs

Il faudra être très attentif au taux de contraste entre les couleurs utilisées (couleur du texte par rapport à la couleur du fond).

Si le taux de contraste entre la couleur d’arrière plan et la couleur du texte est trop faible, le texte deveindra inaccessible pour bon nombre de personnes ayant de troubles de la perception des couleurs, voire totalement illisible dans certains cas de handicap visuel.

Pour une meilleure lisibilité des textes sur fond coloré, on veillera à avoir un contraste maximal entre les deux couleurs.

Le meilleur moyen pour cela : une couleur de texte la plus sombre possible, sur une couleur de fond la plus claire possible.

De nombreuses personnes (plus de 8 % des hommes et environ 1 % des femmes) souffrent de divers troubles de la perception des couleurs (dyschromatopsie) ➜ on évitera au maximum l’emploi de nombreuses couleurs dans ses documents.

Pour éviter tout problème d’accès aux contenus, on veillera à limiter au maximum l’emploi de couleurs dans ses documents. On préfèrera utiliser différents niveaux de gris en cas de besoin.

4.8 Structurer les contenus

Il est capital de savoir utiliser les styles de mise en forme dans votre logiciel de traitement de texte. Ils permettront de garantir que le lecteur aura une bonne perception visuelle de l’organisation de vos contenus, de leur structuration, et donc une bonne compréhension de leur imbrication hiérarchique en titres, sous-titres, etc.

Pour une meilleure compréhension de la structuration des contenus et faciliter leur repérage, il est important de définir et d’utiliser des styles de mise en forme.

4.9 Autres points de vigilance

Pour la mise en valeur de certains mots ou passages de texte, et faciliter leur repérage, on préfèrera la mise en gras.

En revanche, on évitera le souligné et la mise en italique.

Pour faciliter le repérage dans les contenus, on conseille d’utiliser la numérotation des lignes dans vos documents.

4.10 Bonnes pratiques – Récapitulons

Pour augmenter la lisibilité (readability) et composer ainsi des documents les plus accessibles, au plus grand nombre, on s’efforcera donc d’appliquer ces quelques conseils :

Exemple d’adaptations successives d’un texte pour le rendre plus accessible

5. En conclusion

On n’insistera jamais assez sur le fait que la typographie est juste essentielle pour la lisibilité et la compréhension du message à transmettre. Une bonne typographie est « invisible », elle est au service du texte, pour en faciliter la lecture.
La typographie apparaît comme superflue tant qu’elle est bien faite, justement parce qu’on ne la « voit pas », elle participe de la fluidité du document et contribue à rendre sa lecture agréable. C’est quand les règles de typographie ne sont pas respectées que les défauts deviennent visibles et gênants.

« Good design isn’t just about looking nice, it’s about being functional. The best typography doesn’t just whisper, it speaks, loud and clear. »
Source

Plus spécifiquement, la création de documents les plus accessibles possibles au plus grand nombre de lecteurs suppose que :

  1. on choisisse une police de caractères dont le design garantira une bonne reconnaissance et différenciation des caractères par le lecteur (legibility)
  2. une fois la police choisie, on prenne soin de composer son document avec une mise en forme qui tienne compte des quelques conseils ci-dessus, ce qui garantira une meilleure compréhension globale par le lecteur.

Pour terminer, deux citations à méditer, pour bien comprendre le but de tout ce qui précède…

«La typographie – du caractère jusqu’à la mise en page – ça relève du soin. Pour bien mettre en page un texte, il faut beaucoup d’empathie, il faut avoir envie de faire du bien à cet autrui qu’est le lecteur en lui rendant agréable sa rencontre avec le texte. »

«La typographie est un art au service du sens. »

Nicolas TAFFIN – Typothérapie





… et une troisième citation, en image :

Source : ACCESS ABILITY – A Practical Handbook on Accessible Graphic Design
https://people.utoronto.ca/wp-content/uploads/2023/01/RGD_AccessAbility2_Handbook_AbleDocs.pdf

6. Sources


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